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« Le domaine a changé d'image »

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Sur l'appellation cahors, le domaine Château Haut-Monplaisir à Lacapelle-Cabanac , travaille sans faire de bruit. Les vins bios de Cathy et Daniel Fournié sont pourtant cités dans les plus grands guides. Leur fille, Mathilde les a rejoints pour apporter la touche marketing.

Comme souvent sur l'appellation cahors, l'histoire des domaines viticoles est avant tout familiale avec des générations qui reprennent le flambeau et chacune à son tour d'apporter sa pierre, de faire évoluer l'exploitation . Daniel et Cathy Fournié n'étaient pas de la partie lorsqu'ils ont repris en 1998 «Château Haut-Monplaisir» à Lacapelle-Cabanac, là où les parents de Cathy avant eux produisaient un vin à la propriété. Dix-huit ans plus tard, des millésimes Château Haut Monplaisir entrent dans le top 100 du prestigieux guide américain «Wine Enthusiast». Le domaine entame encore une nouvelle évolution avec l'apport de Mathilde la fille du couple chargée entre autres de la partie marketing.
Quel était votre objectif quand vous avez repris le domaine ?
D. F. Améliorer la qualité de nos vins et passer tout en bio. Nous sommes passés à 30 hectares de vigne, une production très majoritairement malbec sur un terroir de choix, les 3es terrasses.
Le passage au bio remonte à quand ?
D.F. En 2009 mais en réalité depuis 2000, on ne désherbait plus entre les rangs de vignes, la démarche était lancée
M.F. Les vins ont vraiment changé avec plus de fraîcheur, de fruit, l'apport du travail dans les vignes s'est fait sentir avec chaque année une amélioration de la qualité des raisins.
Mathilde, quand avez-vous rejoint vos parents sur l'exploitation ?
M.F. En 2015. Après mes études à la Toulouse Business School en management. Je suis arrivée en tant que salariée. Je m'occupe de tout ce qui est relatif au commerce, à l'export, au développement du marché national et bien sûr de la refonte de nos habillages, du marketing du packaging.
Quelles ont été les premières évolutions ?
D.F. Nos vins sont connus, vendus à 70 % à l'export, ils sont bien classés par les guides mais il fallait leur trouver une image. C'est tout le travail de Mathilde.
M.F. La sortie de la nouvelle cuvée «L'Envie» vinifiée sans sulfite, m'a permis de mettre à profit tout ce que j'avais appris à la TBS : le nom du produit, le positionnement, le marketing, les étiquettes, la communication pour amener de la nouveauté. Le lancement a été aussi étudié pour l'inauguration du Bar à vins du Balandre.
Aujourd'hui combien de personnes travaillent sur le domaine ?
D.F. De six à dix personnes en équivalent temps plein, ce qui correspond à la taille d'une petite PME.
Mathilde, avez-vous d'autres «chantiers» ?
M.F. Nous avions les vins, le produit de qualité, mais il manquait l'habillage et je suis revenue pour cela. Je vais bientôt m'attaquer à la refonte de notre site web. Il y a encore beaucoup de choses à faire

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06/01/2017